Marron d'inde

Marron d'inde

Fiche de synthèse

Nom commun Marronnier d’Inde
Autre(s) nom(s) Faux-châtaignier, Châtaignier de mer, Châtaignier des chevaux
Nom(s) scientifique(s) Aesculus hippocastanum
Famille Hippocastanaceae
Origine Sud-Est de l’Europe, Asie de l’Ouest
Partie(s) utilisée(s) Graines (marrons), écorce
Principaux actifs Æscine et æsculoside
Propriété(s) associée(s) Troubles circulatoires et insuffisance veineuse | Sensation de jambes lourdes et varices | Hémorroïdes

Qu'est-ce que le marron d'inde ?

Le marronnier d’Inde est fréquemment présenté comme un faux-châtaignier. Si les fruits du châtaignier sont parfois nommés marrons, ils n’ont pas les mêmes caractéristiques que le marron d’Inde. Celui-ci n’est pas comestible mais renferme des principes actifs bénéfiques pour la circulation sanguine. Les principes actifs du marron d’Inde sont extraits pour être proposés en phytothérapie sous la forme de compléments alimentaires. Ils peuvent notamment présenter des bénéfices pour réduire les hémorroïdes et lutter contre l’insuffisance veineuse et ses symptômes associés (jambes lourdes, jambes gonflés, varices, etc.).

Origine, habitat et culture

Il existe un vaste débat sur l’origine du marronnier d’Inde. Contrairement à ce que son nom pourrait indiquer, le marronnier d’Inde serait en réalité originaire de la région des Balkans. En France, cet arbre aurait été introduit à partir du XVIIème siècle. Il est régulièrement employé comme arbre d’ornement au bord des routes, dans les parcs et autres lieux publics.

Le marron d’Inde est parfois confondu avec la châtaigne, celle-ci étant souvent appelée marron. Il faut pourtant bien les distinguer car ils n’ont pas les mêmes caractéristiques. Si la châtaigne est appréciée pour son goût, le marron d’Inde est quant à lui employé pour ses vertus thérapeutiques. D’ailleurs, il est important de noter que le marron d’Inde ne doit absolument pas être consommé comme une châtaigne. Certains principes actifs du marron d’Inde sont extraits puis proposés en compléments alimentaires.

Les différences entre le marron d’Inde et la châtaigne expliquent pourquoi le marronnier d’Inde est considéré comme un faux-châtaignier. Il est aussi surnommé châtaignier de mer car l’apparence du marron d’Inde peut faire penser à un oursin, et châtaignier des chevaux qui est une traduction littérale de son nom latin : hippocastanum.

Origine-marronnier-d-inde

La culture du marronnier d’Inde est relativement facile. Il peut en effet s’adapter à des sols différents. Toutefois, il se développe préférentiellement dans les terrains frais et légers. Il est aujourd’hui assez commun dans les pays situés du Sud-Est de l’Europe à l’Ouest de l’Asie.

Apparence, composition et format

Le marronnier d’Inde est un arbre d’ornement pouvant atteindre jusqu’à 30 mètres de hauteur. Il produit des feuilles opposées, palmées et longuement pétiolées. Il développe aussi des fleurs odorantes aux pétales blancs tachetés de jaune, de rose ou de rouge. Les fleurs du marronnier d’Inde sont groupées et prennent l’aspect de grappes à forme pyramidale et dressée. Elles s’épanouissent durant les mois d’avril et de mai.

Le fruit du marronnier d’Inde atteint quant à lui sa maturité durant les mois de septembre et d’octobre. Les marrons d’Inde sont enveloppés par une capsule épineuse de couleur verte. Ils se présentent sous la forme de grosses graines luisantes de couleur marron. Leur aspect ressemble fortement à celui de la châtaigne, d’où la confusion entre les deux. Le marron d’Inde n’est pas comestible. Ses principes actifs bénéfiques doivent être extraits avant de pouvoir être utilisés.

Les marrons et l’écorce du marronnier d’Inde peuvent être récoltés pour capitaliser sur leurs vertus thérapeutiques. Une extraction des principes actifs est toutefois nécessaire car un composé naturel du marronnier d’Inde est toxique : l’æsculine ou esculine.

Apparence-marronnier-d-inde

Une fois l’æsculine éliminée et les principes actifs extraits, ces derniers sont souvent proposés en compléments alimentaires.

Les bienfaits du marron d’Inde et de l’écorce du marronnier d’Inde sont dus à la présence de flavonoïdes, saponines et coumarines. Au sein de ces familles de molécules, deux principes actifs ont particulièrement suscité l’intérêt de la communauté scientifique :

  • l’æscine ou escine ;
  • l’æsculoside ou esculoside.

Propriétés et effets recherchés

Proprietes-marronnier-d-inde

Bénéfices contre les troubles circulatoires

Les principes actifs du marronnier d’Inde présentent différents atouts au niveau de la circulation sanguine. Ils possèdent une activité anti-inflammatoire et anti-œdémateuse. Ils sont aussi capables de stimuler et tonifier la circulation sanguine, notamment au niveau des veines et des petits vaisseaux sanguins.

Par conséquent, des bénéfices contre l’insuffisance veineuse peuvent être constatés. Les principes actifs du marronnier d’Inde peuvent notamment contribuer à soulager les sensations de jambes lourdes et douloureuses, le gonflement des jambes, les démangeaisons et les crampes au mollet. Ils peuvent contribuer à réduire les varices.

L’usage thérapeutique traditionnel du marronnier d’Inde contre l’insuffisance veineuse est reconnu par l’Agence européenne du médicament (EMA), la Commission E du ministère de la Santé allemand et la Coordination scientifique européenne en phytothérapie (ESCOP).

Bienfaits pour réduire les hémorroïdes

Les effets bénéfiques du marronnier d’Inde sur la circulation sanguine s’appliquent également pour la prise en charge des hémorroïdes. Des bénéfices ont été relevés pour soulager les démangeaisons et les sensations de brûlures associés aux crises hémorroïdaires.

Dosage et posologie

Posologie-marronier-d-inde

Les suppléments de marron d’Inde sont souvent proposés avec un dosage variant entre 250 et 275 mg par gélule, et une posologie de 3 à 6 gélules par jour. Il convient toutefois d’être vigilant avant une cure en marron d’Inde car les dosages et les posologies peuvent varier d’un produit à un autre. En effet, tous les extraits de marronnier d’Inde n’ont pas forcément la même teneur en principes actifs. En cas de doute, il convient de se rapprocher d’un professionnel de santé.

Contre-indication, danger(s) et effet(s) secondaire(s)

Contre-indications : Attention, le marron d’Inde n’est pas comestible en tant que tel. Une extraction des principes actifs bénéfiques est nécessaire afin de pouvoir capitaliser sur leurs bienfaits. Par mesure de précaution, les suppléments de marron sont contre-indiqués chez les personnes âgées de moins de 18 ans ainsi que chez les femmes enceintes ou allaitantes. Un avis médical est également recommandé pour les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque ou rénale. Il en est de même pour toutes les personnes suivant un traitement anticoagulant, un traitement hypoglycémiant ou une supplémentation en fer.

Effets secondaires : A ce jour, aucun effet secondaire majeur n’a été reporté lors de la prise de suppléments de marron d’Inde. Seuls quelques effets indésirables mineurs, dont des nausées, des troubles digestifs, des vertiges et des maux de tête, ont été constatés.

Associations suggérées

Troubles circulatoires : Hamamélis

Informations complémentaires

Le marronnier d’Inde peut faire l’objet de nouvelles études scientifiques. Les résultats de ces travaux peuvent venir contredire ou compléter les informations de cette fiche. En cas de doute, il convient de se rapprocher d’un professionnel de santé.

Sources

30 plantes utiles: Herbes, arbres, plantes alimentaires : leur histoire, leurs vertus, P. Fournier, Place des éditeurs, Janv. 2015, 243 pages.

E. Lorrain, La phytothérapie, La Boétie, Fév. 2016, 224 pages.

A. Nogaret, La phytothérapie: Se soigner par les plantes, Editions Eyrolles, Juil. 2011, 192 pages.

B. Boullard, Plantes et arbres remarquables des rues, squares et jardins de Rouen: Itinéraires d'un amoureux de la nature, Editions PTC, 2006, 160 pages.

P. Mathelet, Plantes et santé au fil des saisons: Initiation à la phytothérapie, Éditions La Vallée Heureuse, Janv. 2018, 184 pages.

P. Ferris, Le guide des fleurs du Docteur Bach, Marabout, Avr. 2013, 352 pages.

Committee on Herbal Medicinal Products (HMPC), Community herbal monograph on Aesculus hippocastanum L., cortex, 22 May 2012, EMA/HMPC/354156/2011.

H. Matsuda, et al., Effects of escins Ia, Ib, IIa, and IIb from horse chestnut, the seeds of Aesculus hippocastanum L., on acute inflammation in animals, Biol Pharm Bull, Oct. 1997, 20(10):1092-5.

J. de Vilmorin, Histoires d’arbres, Editions Jean-paul Gisserot, 2003, 185 pages.

A. Sarembaud, B. Poitevin, Médicaments à usage homéopathique: dictionnaire pratique, Elsevier Masson, 1996, 256 pages.

Vidal - EurekaSanté, Marronnier d’Inde, eurekasante.vidal.fr (Consulté le 24/09/2018).

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